Le logiciel libre et la contrefaçon

        Par supa 0 Commentaire

Je viens de lire un article sur linuxfr, qui une fois n’est pas coutume m’a hérissé les poils de bras !!

En gros, une exposition à la cité des sciences et de l’industrie devant présenter la contrefaçon et la propriété industrielle s’est vu censurée.
Un texte texte explicatif écrit par Isabelle Vodjani sur le monde du Libre et de l’Open Source s’est donc vu supprimé brutalement de l’exposition peu de temps avant l’ouverture au public.
Cette censure effectuée par l’INPI (qui rappelons-le est un établissement public … mais on se demande à la solde de qui …) est hallucinante alors que cet institut est censé – je cite – “donner accès à toute l’information sur la propriété industrielle et les entreprises”.

Pourquoi cet institut essaie donc de museler le monde du libre ? Pourquoi ne veulent-ils pas que les gens sachent qu’il existe d’autres modèles que le tout brevet, que le tout capitaliste ?!!
Ne seraient-ils pas en train de dénigrer la créativité et la notion de partage qui n’existe pas dans leur monde merdique ? :/

Je vous renvoie vers les liens suivants si vous voulez plus d’informations ou si je n’ai pas été très clair …

L’article sur linuxfr
Le résumé de l’histoire par Isabelle Vodjani
Le qui sommes-nous de l’INPI (pour information)

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Parce qu’il n’y a pas que la vraie vie dans la vie.

        Par Ketsuko 1 Commentaire

Yopiyop les loulous !

Bon j’avais prévu autre chose pour ce premier post (oui comptons le précédent comme un simple teaser comme disent nos amis anglotrucs). Mais voilà l’actualité s’impose à moi 8-D non bon plus sérieusement passons au sujet en question : l’avenir de Nolife.

Tout d’abord, kézako Nolife ? Nolife est une chaîne télévisée privée qui émet via l’ADSL : vous savez, vos gentils opérateurs téléphoniques vous proposent la télé qui va avec ? Et bah dans certaines de ces offres il y a la chaîne Nolife.


Nolife est née de l’initiative de Sébastien Ruchet et Alex Pilot ayant déjà sévi sur… GameOne (quand c’était bien !). Et puis un jour, ils ont décidé de faire leur chaîne de télé. Ils ont réuni des potes, rassemblé leurs idées et après s’être fixés sur le projet d’une chaîne “indépendante” c’était parti. Le légendaire Marcus les a par ailleurs suivis ;)


Comme son titre l’indique un peu, Nolife est une chaîne basée sur tout ce qui est susceptible d’intéresser les Nolife : les jeux vidéos bien sûr mais pas seulement. Il y aura aussi de la bd et du jeu de rôle, de la J-music et des reportages sur le Japon pour les otakus, des séries parfois produites et créées par les animateurs eux-même (Nerdz, Noob, Flander’s Company)…


Bien sûr, comme la chaîne repose sur des fonds privés et ne bénéficie pas de publicité, elle a peu de ressources. D’où:  effectifs réduits, décors parfois cheap, beaucoup de rediffusions, mais ces point négatifs n’importent pas. Car la chaîne a une vraie identité avec des gens attachants, propose beaucoup de programmes (si on considère la taille de l’équipie et les moyens :)), un contenu de qualité. Nolife a choisi sa ligne éditoriale, basée sur des sujets qui intéressaient certes ses créateurs mais pas la masse des spectateurs ou les publicitaires, et c’est tout à son honneur.


Bon maintenant que le cadre est à peu près posé, parlons à présent de l’avenir de la chaîne.


Vous vous en doutez : il est menacé.


La chaîne a maintenant deux ans. C’est déjà beaucoup pour un projet que beaucoup de gens auraient qualifié d’irréalisable. En cours de route, la diffusion a failli s’interrompre. En effet, je l’ai dit, pas de pub => pas de sous => erf. Nolife se refusait à solliciter des entreprises concernées par son contenu comme des boîtes produisant des jeux vidéos, de peur qu’en échange de fonds, les émissions ne doivent promulguer les produits émis par le généreux donateur (un évènement qui n’a pas de précédent dans la télévision :p).

Heureusement, une entreprise française, Ankama (Dofus c’est eux) a accepté de contribuer sans contrepartie. La chaîne a continué à vivre, et l’équipe a même pu accéder à de nouveaux locaux.


Puis récemment, la situation financière s’est à nouveau dégradée, et Nolife est encore menacée. Parallèlement à cet état de fait, une nouvelle est tombée. Dans le courant 2010, le mesure d’audience de la télévision française, Médiamétrie prendra en compte – en plus des chaînes hertziennes, du câble etc. – les box ADSL ! Or, Nolife a beau être une petite chaîne, elle a rencontré son public en France. Et qui dit public dit audience, qui dit audience dit pub :D


L’objectif à court terme est donc que la chaîne survive jusqu’à cette prise en compte de l’ADSL. Et pour ce faire, les dirigeants ont décidé de faire appel à la générosité de ses téléspectateurs.


Après moult réflexions, voici comment cette solidarité s’organise : la chaîne reste gratuite (si tant est qu’on la reçoive), mais à raison d’un abonnement, les téléspectateurs peuvent accéder aux archives de la chaîne et voir les émissions en avance. A partir de 3€/m, vous pouvez accéder à toutes els émissions diffusées il y a moins d’un an, 5€/m et c’est deux ans d’archives ! Vous pouvez aussi prendre un abonnement support, et verser un petit plus (à partir de 70€).

Bon j’épilogue pas, vous avez compris.

  • Si vous regardez déjà la chaîne, vous êtes au courant, et la décision vous appartient.
  • Si vous ne connaissez pas la chaîne mais que vous avez  une Box (free, alice, live, sfr, B), allez regarder la chaîne et si ça vous plaît, abonnez-vous.
  • Si vous n’avez pas ces box, prenez un abonnement juste sur un mois (donc 3€) pour regarder ce que la chaîne a fait depuis un ans, et si ça vous plaît…

Je précise également qu’il y a presque tout le contenu de la chaîne accessible via l’abonnement sauf : les séries, les clips (J-music et indés).

C’est marrant je comptais faire un post de présentation de la chaîne mais là ça commence à être long, donc juste pour finir. Nolife s’adresse à vous si : vous aimez la culture pop japonaise, les jeux vidéos, la BD, les jeux de rôle et TCG.

Si ces sujets ne vous intéressent pas, l’accessibilité des programmes pourtant de qualité, le côté “groupe de potes” de la prod, leur humour et leur passion vous contamineront peut-être. Le discours chez Nolife est très libre ; c’est une qualité rare sur notre paysage audiovisuel. Nolife est faite par des passionnés pour les passionnés. C’est la garantie d’un contenu toujours présenté de manière sympa. Alors regardez, et/ou abonnez-vous !


Pour finir (vraiment ^^) : j’aimerais pouvoir vous dire de découvrir la chaîne par vous-même sans passer par l’abonnement un mois si vous n’avez pas de box mais c’est pas possible. Les séries humouristiques de la chaîne que j’ai citées ci-dessus sont néanmoins accessibles en streaming, donc je file les liens. Il est à noter que si nous connaissions Nolife depuis quelques temps, c’est grâce à Nerdz qu’on a vraiment eu envie de regarder. Et aujourd’hui, la coloc carbure à Nolife ;) donc les séries ne sont pas caractéristiques des “vraies” émissions journalistiques bien sûr, mais c’est un bon départ !


Da links !

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Mouhaha

        Par Ketsuko 3 Commentaires

I’m back !

(Comment ça, j’ai jamais été là ? ><)

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Bravo Jade

        Par Grigrifounet 2 Commentaires

Je reprend le titre du billet de maître Eolas, parce qu’il correspond bien à ce que je pense.

Il se contente, comme je le fais ici, de nous rediriger vers un article écrit par Maître Mô, autre avocat au verbe haut qui tient un blog qui est toujours extrêmement enrichissant à lire.

Il y a quelques jours, il postait un long billet sur une affaire qu’il a eu à traiter, qui est tout simplement bouleversante. Ça fait réfléchir. Des affaires comme celle-là, il y en a sûrement beaucoup. Trop. N’empêche, ça fait réfléchir (je persiste :p). Je n’en dis pas plus, mais je pense qu’il faut lire ce genre de récit. Tout est véridique.

Jade a 17 ans aujourd’hui. Elle lit le blog de Maître Mô, et donc tous les messages de soutien qui suivent :) .

“Petite fille”, sur le blog de Maître Mô. Merci, Maître.

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Petits coups fourbes en faculté

        Par Grigrifounet 2 Commentaires

Je suis (du verbe suivre) cette année, au sein de mon cursus en droit, un cours de science administrative. Certes, on aura tôt fait de détourner promptement les yeux, tant le seul mot “administratif” a tendance à faire peur aux plus endurcis.

Et pourtant, cette matière a pour moi été une découverte plus que succulente, grâce notamment aux nombreuses anecdotes croustillantes dont nous gratifie le professeur, au demeurant fort intéressant.

La science administrative, c’est une discipline assez récente, qui part du principe que l’on peut étudier le phénomène administratif en tant que tel. Ainsi, on s’interroge sur les moyens de mettre en œuvre une “bonne administration”, sur la place que l’on doit donner aux agents (sont-ils simples exécutants, doivent-ils prendre part au processus décisionnel, peut-on anticiper leurs actions), sur les méthodes employées, et celles à employer.

Le chercheur en science administrative doit faire face à certains obstacles parfois difficiles à contourner. Ainsi, des pratiques internes d’une administration peuvent-être totalement invisible à celui qui en est extérieur. C’est l’exemple des conseils de facultés de mon établissement, qui sont précédés de pas moins de deux conseils restreints (comprendre sans les élus étudiants, et sans les représentants des extérieurs, voire sans ceux des professeurs pour le premier), conseils qui ne laissent aucune traces écrites mais au sein desquels sont prises toutes les décisions.

Pour en rester sur le domaine de la faculté, j’ai appris différentes méthodes employées pour court-circuiter le “travail” des élus étudiants. Ainsi, dans ma faculté, on a constaté que les élus ne restaient jamais au delà d’une certaine heure (20h30). Des problèmes de transports en communs, peut-être, de manque de motivation sûrement. Ainsi, les points important à débattre lors des conseils sont systématiquement placés après cette heures afin de ne pas être déranger par quelque velléité étudiante. On réfléchi soigneusement à la façon dont on va présenter un sujet, en fonction même du profil des élus présent. On n’emploie pas les mêmes méthodes pour un élus en master droit des affaires et un élu en licence science politique.

On manipule les professeurs, aussi. S’ils sont réfractaires, on demande au secrétariat de présenter les projets et réformes sous un angle purement technique. Ce n’est pas une remise en cause pédagogique, c’est une simple retouche pour faciliter le travail administratif. Ils n’y voient que du feu.

On joue sur les termes, aussi. Jusqu’à Pecresse, les universités recevaient une dotation de l’État en fonction du nombre d’étudiants inscris. Depuis Pécresse, s’est installée une nouveauté : dotation de l’État en fonction des résultats obtenus. Il faut donc que les résultats soient meilleurs que les années passées, pour toucher plus d’argent.

On se pose alors, naturellement, la question de savoir ce qu’est un étudiant. Jusque là, c’était un individu inscrit à la faculté. Nouvelle donne, nouvelles règles, un étudiant est un individu inscrit à la faculté et qui passe les examens. Avec toutes les panoplies d’orientations vers des filières annexes, de “vous êtes un peu faible ? Pas de problème, vous passerez l’année en deux ans, inutile de passer les examens cette année”, toutes les méthodes employées pour que les étudiants abandonnent (ce qu’ils font déjà massivement durant les premières années)…

Ce sont là quelques exemples, vites formulés. A grande echelle, c’est bien plus beau. Comment les gouvernements font passer leurs réformes avec brio, en laissant l’impression aux détracteurs qu’ils ont gagné. Comment ils utilisent les médias, comment ils manipulent les chiffres, comment ils fragmentent les oppositions, comment ils utilisent les syndicats.

Décidément, j’adore cette matière.

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