C’est l’heure !

        Par Grigrifounet 3 Commentaires

montres Bonne gens, on a une heure de plus dans les dents. Dans la nuit, nous avons tous vieillis prématurément, et c’est bien attristant. A l’heure où j’écris ces lignes, il n’est pas moins de 11h10 (d’ailleurs il me semble que ce blog n’est pas du tout à l’heure).

Je prétexte de ce billet pour parler un peu du Melting-Blog :p . On m’a fait remarquer que le design par défaut (Fusion) posait problème sous internet explorer. Le pied de page se retrouve au milieu de la page… Pour le moment, je ne vois pas d’ou viens le-dit problème.

<– Ici, vous voyez une photo. C’est très simple à ajouter et à mettre en page, j’encourage donc les auteurs à mettre des photos / vidéos / musiques dans leurs billets, c’est d’autant plus agréable :D .

Dans les cartons, enfin, il reste la création des catégories. Il va bien falloir, un jour ou l’autre, se lancer. Donc si vous avez des propositions, faites les en commentaire ici, si ce n’est pas le cas… faites-en quand même :D !

Edit : Ah bah tiens, l’ajout de photos bugguait en fait ^^ . C’est corrigé. Bon, l’affichage semble pas terrible sur le design notepad chaos, je regarde ça… Bon… un peu ardu pour moi les feuilles de styles là… :(

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Voir… ou être vu?

        Par Melting Potes 6 Commentaires

Rassurez vous, malgré un titre aussi abscon je ne vous assommerais pas d’un fastidieux cours de philosophie. Seulement d’un (petit) détour d’anthropologie.

Mise en situation :

Vous êtes dans le métro.

A l’autre bout de votre compartiment, vous observez -parce qu’il n’y a rien d’autre à faire dans le métro- une personne somme toute banale. Vous ne l’avez jamais vue de votre vie, encore moins à la télévision; elle pourrait être comme vous et moi, ce n’est même pas à cause de son style vestimentaire incroyablement plat que vous la dévisagez. Non, vous n’avez rien à faire, vous regardez donc le premier individu venu.

Certes, après quelques secondes d’observation globale, vous remarquez que cette personne a deux chaussettes de couleur différentes, que son pantalon est légèrement trop court (sinon on verrait pas les chaussettes…) et qu’il semble s’ennuyer tout autant que vous, mais ce ne sont pas ces détails qui vous l’ont fait choisir comme cible.

Pendant les trois secondes que dure votre interrogatoire passif, vous n’avez aucun scrupule. Vous ne vous demandez même pas ce qu’implique votre regard. A vrai dire vous ne pensez à rien d’autre qu’à cette personne qui, a priori, restera un inconnu pour vous. Un personnage de passage, qui a peu de chances de rester inscrit dans votre mémoire, mais qui aura eu l’incroyable chance d’occuper les 10 secondes entre l’arrêt de métro Sainte Anne et l’arrêt République.

Mais voilà. Par un quelconque phénomène mystique, lui aussi vous jette un regard. Vous avaient-il remarqué? Veut-il savoir qui est cette personne qui le regarde ainsi? A-t-il des dons de prescience? Discute-t-il avec un démon, lui, pendant ses moments de solitude, qui l’aura prévenu de votre indiscrétion?

Quoiqu’il en soit, dès que son regard croise le votre -notez que si vous regardiez ses chaussettes affreusement dépareillées à ce moment là, automatiquement, vous levez la tête pour le regarder dans les yeux- vous vous détournez de lui. Suivant la sensibilité des gens, vous rougissez.

Dès lors, vous ne le regarderez plus.

Ce petit échange vous parlera à tous, parce qu’il nous est à tous arrivé plusieurs fois dans notre vie de nous faire « cramer » comme ça, pendant que nous « mattions ». On peut également s’interroger sur le fait que ces deux mots « cramer » et « matter » soient rentrés en association dans le langage « des jeunes », comme s’ils étaient indissociables.

Le fait même qu’on attribue des verbes spécifiques aux étapes de cet échange dénote d’un besoin humain de décrire le phénomène avec des mots précis, relatif à l’importance qu’ils prennent dans nos rapports sociaux. Quant à l’origine étymologique de ces deux mots… cela me reste obscur. Mis à part « se faire cramer » qui me semble lié à la sensation brûlante de honte (?) lorsqu’on se fait remarquer pendant notre observation… je ne vois pas.

Quoi qu’il en soit, cet échange de regard entre inconnus semble être le reproche implicite d’une rupture de protocole culturel de notre civilisation occidentale, voire même française, d’où la sensation de gêne qui suit le « cramage ». C’est tout du moins ainsi que je le conçois, notamment à l’aide de la lecture d’un des grands chapitres de Les passions ordinaires (Anthropologie des Émotions) de David Le Breton, sans laquelle je ne me serais sans doute jamais posé de questions sur les échanges de regards.

En effet, on peut considérer le regard comme une caresse impalpable. On dit bien de « toucher avec les yeux » aux enfants quand on préférerait éviter de rembourser toute la vaisselle en porcelaine du magasin parce qu’on a mal éduqué ses chiards. C’est donc bien que nous sommes tous conscients que le regard « touche », mais d’une manière différente du tact réalisé avec la peau. C’est déjà moins dangereux.

Mais le fait est que regarder quelqu’un, c’est une forme de toucher. On découvre l’autre, on le met à nu avec ses yeux, on émet des suppositions sur sa vie, on cherche en quelque sorte à percer ses secrets et cela n’est pas accepté entre inconnus, car rien n’autorise à de tels échanges. Le regard que lance la cible au petit indiscret est une réprimande qui n’est même pas aggressive : c’est juste un « je t’ai repéré, cela ne me plaît pas que tu me touches du regard, tu es entré dans ma sphère privée sans mon accord donc évite de recommencer ».

La personne qui respecte un minimum les usages détournera aussitôt le regard, ayant compris qu’il était en tort; l’insolent ou l’inconscient continuera de dévisager cet inconnu.

Je m’y suis essayée il y a peu. Habituellement, dans ce genre de situation, je fais partie de ceux qui obéissent aussitôt à l’injonction tacite de la cible, mais là, je me suis efforcée de soutenir le regard d’un inconnu dans le métro (dont les chaussettes m’étaient totalement invisibles). S’en est suivi une véritable lutte : c’était à qui détournera le regard en premier. Il a cédé. Je ne m’en suis pas sentie soulagée ou triomphante pour autant, mais voyez : cet individu me reste en mémoire.

Pour mon exemple, j’ai prit le métro, mais le métro de rennes offre l’avantage d’être assez vaste et d’offrir une vue suffisamment large pour qu’on cible préférentiellement des inconnus loin de nous, ce qui atténue en partie le phénomène et autorise presque les échanges de regards. David Le Breton lui, parle brièvement des ritualités de regards entre inconnus dans des espaces plus confinés (l’ascenseur par exemple… tout le monde déteste l’ascenseur n’est ce pas?). Je me permet de le citer -ce qui vous permettra d’apprécier mon talent déplorable pour le phrasage en comparaison du sien- :

« L’interaction fortuite dans les transports en commun, les salles d’attente ou les ascenseurs prohibe les contacts visuels au delà de l’entrée d’un nouveau partenaire, accueilli généralement d’un bref sourire. La proximité physique rend le regarde de l’autre inconvenant et en fait éventuellement un signe de provocation ou de sans-gêne, un « abus de la situation ». Le visage se donne à la manière d’une enceinte sacrée de l’individu, le regard de l’autre ne peut s’y arrêter sans crainte d’embarrasser. Dans la promiscuité des transports en commun, il ajoute une menace intolérable, celle de se voir momentanément dérober son intimité, de perdre la jouissance de soi. Dans le wagon ou l’ascenseur, chacun demeure dans son univers privé, malgré les efforts exigés par le maintien d’une savante inattention malaisée à tenir quand l’autre est juste devant soi. La préservation de l’intimité du visage du vis à vis se réalise par un brouillage du regard qui interpose une sorte d’écran symbolique entre les acteurs. Position subtile, mais que chacun sait reconnaître d’emblée. De même que la transgression n’échappe à personne. » (chapitre V, Voir l’autre: regard et interactions, sous chapitre 2, ritualisation du regard)

(Incroyablement bien écrit, n’est-il pas?)

Les ritualités de regard sont passionnantes. L’anthropologie est passionnante. Je m’arrête sur ce point particulier qu’est le “matage et le cramage” entre inconnus, mais vous vous doutez bien qu’il existe foule d’autres aspects comportementaux ritualisés dans notre culture, et il y a déjà bien à faire rien qu’avec les échanges visuels. Le « matage et le cramage » est un des aspects fondamentaux de la séduction, encore faut-il bien mener son affaire; le regard du personnel médical (sujet sur lequel je compte bien me documenter un jour davantage) est particulier dans la mesure où il embrasse le corps dans son intimité la plus pure tout en conservant une objectivité qui le fait être accepté par le patient… mais quid du regard du personnel soignant sur les individus issus d’autres cultures? Les ritualités de regard entre individus du même sexe, de sexes différents… autant de sujets que de questions, que je me garderais bien de vous exposer les uns après les autres, surtout après un premier article aussi long et somme toute assez… barbant j’en ai bien peur !

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La riposte graduée, ou comment je perds mes droits sur internet

        Par fry 8 Commentaires

Enième étape de la lutte des « majors » et du gouvernement contre le téléchargement illégal, la loi HADOPI, dite de « riposte graduée » est en ce moment examinée a l’assemblée. Instiguée par Denis Olivennes l’ancien P.D.G. de la Fnac (l’impartialité même donc) et proposée aux députés par Christine Albanel, ministre de la culture, cette loi, fait des esclandres sur internet et dépasse de loin le traditionnel débat sur la légitimité du téléchargement.

Et pour cause, cette loi ne propose pas moins que la répression massive des « pirates » par une agence gouvernementale, sans passage devant un tribunal ou droit de se défendre. Si vous êtes attrapé, vous recevez deux avertissements envoyés par l’HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet), puis la sanction tombe. En pratique, cela se traduit comme ceci :

Des « ayants droits », une sorte de milice composés d’enquêteurs et de plaignants, récoltent les adresses IP des pirates sur les serveurs peer-to-peer puis les transmettent à l’HADOPI qui prononce des sanctions administratives immédiates telle qu’une coupure de votre connexion internet pendant un an, avec obligation de continuer a la payer . Votre fournisseur d’accès coupe alors votre ligne et vous êtes « blacklisté », donc pas de possibilité de changer de FAI.

Démocratie, avez-vous dit ? Mais voyons pas d’inquiétude à avoir, même sans procès équitable devant un juge, où possibilité de vous défendre, vous pouvez toujours engager une procédure judiciaire longue et couteuse pour protester après-coup. Inutile malheureusement, à 1000 condamnations par jour prévues par l’HADOPI, vous risquez d’attendre un moment. Et par ailleurs, que pourriez vous justifier ?

Les deux avertissements précédant la sanction ne font pas état du volume, ou de la nature des fichiers téléchargés. Donc, si the-killer-du-5/6, votre jeune voisin androgyne aux jeans serrés, hacker a ses heures, décide de pirater votre réseau wifi, et de télécharger l’intégrale de Yelle, la sanction sera quand même pour vous. Même chose si votre PC est infecté par un cheval de Troie (comme à peu près 30% du parc informatique français) et est utilisé pour télécharger. L’HADOPI ne se base que sur l’adresse IP récoltée pour appliquer son droit. Injuste me direz vous ?

Pas tout à fait, puisque l’HADOPI pense à tout, pour vous laver de tout soupçon d’acte de haute piraterie il vous reste la possibilité de vous procurer  (disons plutôt d’acheter) un logiciel de filtrage, approuvé par l’agence prouvant votre bonne foi et la légalité de vos actions sur la toile. Choquant hurlez vous ?

Pourquoi ? Parce qu’un gouvernement installe des mouchards filtrants sur les PC de ses citoyens. Pas une obligation certes, mais alors il faut accepter le risque d’être accusé à tort et privé de connexion pendant un an, entraînant toutes les complications socioprofessionnelles que l’on imagine.

Fort heureusement nous ne vivons pas encore en RDA, et juridiquement parlant le projet pose problème. En effet, on frise avec l’anti constitutionalité. En septembre 2008, l’Europe a adopté un amendement stipulant qu’aucune restriction aux droits et libertés fondamentaux des utilisateurs finaux ne pouvait intervenir sans décision judiciaire préalable. Cette loi serait donc en contradiction avec l’amendement du parlement européen, si l’on considère que l’accès à internet est un droit fondamental. Ce dont je vous laisse juger.

Autre défaut d’HADOPI, son énorme poids économique (coût estimé de la création de l’agence à a 6.5 millions d’euros, plus 30 millions de cout annuel), mais curieusement les artistes, à priori les premiers concernés ne toucheront pas un cent de tous ces profits. A aucun moment dans le projet n’est évoquée leur rémunération.

Enfin, comment imaginer que cette loi puisse faire cesser le téléchargement illégal. Le peer-to-peer crypté va se répandre, les trackers seront pollués par de fausses adresses IP (The Piratebay a déjà annoncé injecter des adresses IP fictives). Par ailleurs le peer-to-peer ne représente que la partie immergée de l’énorme iceberg du piratage. Le téléchargement en Warez sera de plus en plus usité, les réseaux locaux regorgent souvent de fichiers piratés, ou encore plus simple on échangera en face en face. S’il est inutile dans la lutte contre le piratage, ce texte ne devrait servir qu’à attraper des innocents et des utilisateurs inexpérimentés et ce en dépit de toute justice.

Sur le net l’opposition prend forme, les sites ou blogs teints en noir comme signe du sombre avenir qui guette la toile se multiplient. Soutenu par le CNIL, l’UFC-Que choisir, l’ASIC (l’Association des Services Internet Communautaires), l’AFA (l’Association des Fournisseurs d’Accès) et beaucoup d’autres, un collectif de citoyens, la Quadrature du Net,  « 5 gus dans un garage » dixit Mme la ministre de la culture, propose aux internautes d’appeler leurs députés pour les convaincre de voter contre la loi.

Face au consensus de la communauté internet, le gouvernement a riposté par la création d’un site « jaimelesartistes.fr » destiné à convaincre l’opinion du bien fondé de la loi. Pas de chance, le site que le ministère disait « super blindé » n’aura pas résisté longtemps aux attaques et est désormais fermé.

La débat aura donc lieu à l’assemblée dans les prochains jours, afin se savoir si cette loi liberticide et répressive sera acceptée. En attendant, un peu de lecture, si vous désirez vous renseigner davantage, je vous conseille l’excellent site de la quadrature : http://www.laquadrature.net/fr/riposte-graduee
et afin d’avoir une vision positive de la chose (oui, c’est possible) : http://www.culture.gouv.fr/nav/index-actua.html

fry

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Sexe, bière & Rock’n'roll

        Par Claire 21 Commentaires

Il y a quelques semaines, alors que gentiment je fouillais dans les recoins sombres et oubliés du net, au détour d’une insignifiante page web, je suis tombée nez à nez avec une étude des professeurs Ariely et Loewenstein, qui m’a particulièrement marquée. Etant d’une générosité sans précédent je vais donc partager avec vous, chers lecteurs, la cause de cet ébahissement momentané dans lequel je fus plongée.

Ces chers messieurs ont en effet demandé à des étudiants de Berkeley de répondre à des questions simples (jusqu’ici rien de très passionnant…) sur le sexe (beaucoup plus captivant).

Ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’un des groupes d’étudiants a répondu à ces questions dans son état normal, et qu’un autre groupe, devait y répondre après avoir atteint un « état d’excitation sexuelle » (à cet endroit, j’aurais aimé pouvoir fournir des détails croustillants, j’aurais alors définitivement acquis votre attention, malheureusement il n’est pas précisé la façon dont nos deux éminents professeurs se sont débrouillés pour les mettre dans un état pareil).

Les résultats parlent d’eux-mêmes, voyez plutôt :

  • Pouvez-vous imaginer avoir une relation sexuelle avec une femme de soixante ans ?
    • Sobre : 7 %
    • Excité : 23 %
  • Accepteriez-vous d’avoir une relation sexuelle avec quelqu’un que vous détestez ?
    • Sobre : 53 %
    • Excité : 77%
  • Est-ce que « juste s’embrasser » est frustrant ?
    • Sobre : 41 %
    • Excité : 69 %
  • Pourriez-vous droguer une jeune femme pour améliorer les chances d’une relation sexuelle ?
    • Sobre : 5%
    • Excité : 26%
  • Utiliseriez-vous un préservatif si vous pensez que la jeune femme changerait d’avis :
    • Sobre : 86%
    • Excité : 60%

Ceci n’est qu’un petit échantillon des questions.

Chacun tire sa propre conclusion, je vous fais part de la mienne : seule l’expérience permet de se fixer des limites.

On peut noter aussi la pertinence des travaux de ces deux chercheurs, ce qui me renvoie à une conférence d’Hervé This à laquelle j’avais assisté, où celui-ci expliquait le plus sérieusement du monde qu’il était payé à faire cuire des œufs à différentes température afin de trouver celle qui donnerait la meilleure cuisson (Et payé cher en plus).

Allez, comme vous avez adoré ça, on reprend les mêmes, et on recommence. Une autre expérience d’Ariely, spécialement pour vous, alcooliques en tous genres, après le sexe, parlons de bière (vous noterez au passage que mon premier article parle déjà de débauche et d’alcoolisme, c’est du joli).

Cette fois, ce sont les étudiants du MIT (et oui, rien que ça) qui ont été mis à contribution (les petits veinards). On leur a proposé de gouter deux bières différentes. L’une d’elle était une marque de bière quelconque pure, et l’autre, la même marque de bière dans lequel on avait ajouté du vinaigre balsamique.

  • Les étudiants qui ne connaissaient pas la composition des deux bières avant dégustation, choisissent la bière vinaigrée.
  • Les étudiants qui connaissaient la composition des deux bières avant dégustation, choisissent la bière pure.
  • Les étudiants informés après la dégustation de la composition des bières, choisissent la bière vinaigrée.

Alors, qu’en concluez-vous ? Savoir à l’avance que quelque chose est désagréable (comme du vinaigre dans de la bière) modifie la perception que nous en avons, alors que le savoir après ne change rien à la première impression que nous avons eu. Fascinant non ?

Bon, promis, au prochain article, je vous déniche un truc sur la drogue et le rock’n’roll.

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T’es neuf !

        Par Grigrifounet 5 Commentaires

L’astuciosité de ce titre me fait moi-même frémir. Astuciosité car au sein de cette expression somme toute particulièrement banale s’entremêlent deux évènements marquant de ma vie, qui l’éclairent et la transforment tout à la fois.

Le lecteur avisé n’aura pas manqué de s’interroger sur la cible de mon interjection. Qui est neuf ? Que diable, de quoi parle-t-on ? En réalité, et je souffre de devoir le dire en des termes si directs, le lecteur avisé n’est pas si avisé que cela. Car sous ses yeux bouffis (c’est une caractéristique propre du lecteur que d’avoir des yeux bouffis) il ne s’étale pas seulement des lettres qui forment des mots, eux-même formant des phrases. Un regard plus général, englobant l’ensemble de son écran (qui lui n’est absolument pas bouffi, pour la plus pure et simple raison qu’un écran bouffi, ça ne veut rien dire) il voit… un blog. Si j’osais… Allons, j’ose… Il voit Le Blog.

Le Melting Blog est là, flambant neuf, tout propre de n’avoir pas encore servi. Et bientôt, il va se parer de nouvelles couleurs scripturales, prendre vie devant nos yeux émerveillés (mais toujours aussi bouffis, j’en ai peur). Aujourd’hui, j’associe ma voix à mes corrélégionnaire pour souhaiter une bonne et heureuse naissance au Melting Blog :

Maintenant, pourquoi diable parle-t-il d’un second évènement ? Figurez-vous, bonnes gens, que j’ai compris hier comment écrire en T9 (et là, vos esprits affutés s’émerveillent de la qualité de mon jeu de mot). En vrai, c’est hyper simple à utiliser. En vrai, c’est hyper rapide pour écrire un naissémaisse, maintenant. En vrai, c’est juste hyper cool. À tous ceux de la vieille école, je leur conseille vivement de trouver un ami (qui vous veut du bien) qui, à l’instar d’EquUs dans mon cas, vous explique comment diable ça marche cette annerie. Votre vie en sera transformée, plus encore qu’en buvant de la Badoit©.

Ceci était un billet inutile, et donc un billet parfaitement indispensable.

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