Articles Taggés ‘Agression’

Joseph Tual (ou comment répondre à notre président avec affront)

        Par supa 2 Commentaires

Je vais juste vous mettre un lien vers une lettre ouverte de Joseph Tual (journaliste de France Télévisions) qui prend à partie Nicolas Sarkozy.
En effet, notre président plutôt qu’essayer de redresser la situation de la France se préoccupe de tout autre chose.
Il cherche un responsable pour la vidéo off de France 3 et comme d’habitude à faire taire l’adversité …

Bref j’ai envie d’aider notre président à ne pas se faire de pub et j’ai envie de faire connaître Joseph donc acte :

http://www.rue89.com/2009/06/30/lettre-ouverte-de-joseph-tual-nicolas-j-irai-a-ta-convoc

P.S.: et oui encore un article de rue89

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Quand faut-il devenir violent ?

        Par Grigrifounet 5 Commentaires

agression Il me faut vous raconter une anecdote qui vient de m’arriver, et qui me pousse à quelques réflexions que je vous partage ce soir (ouais fin ce matin).

Je rentrais d’un agréable dîner en compagnie de mes parents, les raccompagnant jusqu’au pied de leur immeuble (ça c’est passé à l’instant soit un peu après minuit). Arrivés à destination, nous sommes interpellé par deux jeunes hommes, à qui je n’accorde pas plus de 18 ans, habillés et coiffés dans le plus pur style tecktonik. Ceux-ci nous demandent, à leur façon mais somme toute raisonnablement poliment, si nous connaissons un bar dont j’ai oublié le nom. Las nous n’en avons jamais entendu piper mot, et nos deux androgynes s’en retournent, non sans nous souhaiter une bonne soirée.

Je quitte donc mes deux adultes et m’engage dans une rue, peu fréquentée à ce moment là, qui doit m’emmener à terme jusque chez moi. Immédiatement, je note que nos deux compères sont quelques pas devant, dans cette même rue, et prie le seigneur (c’est une blague bien sur, le seigneur je l’em… fin voila quoi) qu’ils ne se soucient pas de moi.

Perdu. L’un se retourne, s’avise de ma présence, en avise son camarade et tout deux m’attendent. Je feins de les ignorer, mais c’est peine perdue.

“Hé, t’as pas un euro ?”. J’avais un euro. Pour tout dire, mon portefeuille était plein a craquer de pièces sonnantes et trébuchantes, accompagnées de billets de banques. C’est d’ailleurs ce qui me décide à leur répondre non, de peur que la vue d’une bourse pleine ne les incite à la gourmandise. Ils insistent. Mais si, ils sont surs que j’ai un euro, j’étais avec mon père, ils affirment que celui-ci ma certainement donné du bifton (ça se dit encore ça ? Surprenant).

Ils se font de plus en plus pressants. Lâchent quelques jurons. Ce qui, soit dit en passant, achève de me convaincre que de moi, il n’auront pas le moindre sou. Voila que l’un deux tente un brusque mouvement vers la poche intérieure de ma veste, qui contient mon portefeuille. Je bloque l’assaut et recule d’un pas. En un tour de main, je me retrouve la cible d’une agression en bonne et due forme.

Je fais demi tour tandis que les deux m’encerclent. On me bouscule une première fois. Aucun “lachez-moi putain” ne peux y faire. Brutalement, on me projette contre la vitrine du magasin attenant. Il n’est plus question de me demander ce fameux euro, les interjections prennent la forme d’ordres directs “donne-nous un euro”.

Alors oui, j’aurais pu lui donner son euro. Mais s’il y a bien une chose à laquelle je ne puis me résoudre, c’est céder à la menace. J’aurais pu aussi me défendre. Ils n’étaient pas plus costaud que moi. Je crois que je n’en ai pas eu le cran. Il a fallut un coup franc sur ma nuque pour qu’une jeune fille, que j’avais rattrapé, intervienne.

Elle leur crie dessus, ils hésitent et repartent dans l’autre sens. Sauvé par une fille, ma fierté de mâle en prend un coup. A ma décharge, elle était avec son copain et surtout une dizaine de potes, plus haut dans la rue, qui à ses cris se sont retournés.

Je l’ai chaudement remercié. Je suis un non-violent par excellence. Mais je m’interroge. Dans un cas comme celui-ci, que fallait-il faire. J’eu été moins proche du centre-ville, y aurait-il eu une autre solution que celle de faire face, et de frapper violemment ? Ai-je eu tort de ne pas me défendre là ? Un coup de genoux bien placé, l’effet de surprise aidant, et je n’avais plus à faire face qu’à un adversaire. Mais aurais-je pu donner ce coup, sans retenir mon geste un temps soit peu, alors que jamais je n’ai porté la main sur quiconque ?

J’ai tenté le diable, mais il n’est pas venu. Sauf à faire un large détours, il me fallait repasser par la même rue pour aller chez moi, et je m’y suis rapidement ré-engagé (l’affaire de quelques minutes), avec la ferme intention d’être moins délicat si les deux bougres se représentaient. J’ignore ou ils étaient passés, mais je ne les ai pas revu. Ça tombe bien, parce qu’honnêtement, en m’engageant à nouveau dans la rue, je n’en menais pas large.

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