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Se remettre en cause … facile ? et George Orwell mon ami …

        Par supa 27 Commentaires

Je vais commencer ce texte en douceur en vous expliquant pourquoi je me suis lancé sur celui-là alors que j’en ai un autre en suspens.
(Prévoyez des pierres vous en aurez besoin en cours de route, la lapidation c’est plus bas !!)
Et accessoirement, comment j’ose passer dans un texte du coq à l’âne sans aucun remords.
(Ca c’est encore plus bas ;) )

Je suis tombé sur une VDM ce matin en surfant peu de temps après le réveil.
Pour vous resituer la chose, le mec en question expliquait qu’il était docteur et qu’il s’était fait choper en excès de vitesse …
Pour expliquer son geste aux petits bonhommes en bleu qui ne mangent pas de salsepareille, il a osé affirmer qu’il était attendu aux urgences.
Il a finalement justifié sa VDM en disant que les 2 motards l’ont escorté jusqu’aux urgences et que grosso merdo il était dedans jusqu’au cou.

S’en suivirent dans les commentaires, des avis étant d’accord sur la VDM vu que sur ce coup-là il avait pas de chance que les flics l’aient suivi … mais qui comprenaient que le docteur ait tenté de truander.
D’autres commentaires étaient quand même plus dans mon état d’esprit en disant que si on faisait une connerie, il était normal de l’accepter et que de plus il monopolisait 2 motards qui pourraient potentiellement être appelés pour une véritable urgence.

(Ceci-dit, comme toutes les VDM, rien ne garantit que celle-ci soit vérifiée .. mais c’était juste pour avancer un peu dans mon texte merde :D)

Je vais donc passer à la partie où je parle de mon expérience personnelle.
Alors, oui j’ai tendance à conduire au dessus des limites de vitesse, mais dans des limites que je pense acceptable … (lachez vous pour la lapidation maintenant !! :p)
Alors pour résumer :
- je me suis déjà fait choper avec le téléphone au volant (amende + perte de points) mais depuis on ne m’y reprend plus, c’est vraiment très très con …
- je me suis déjà fait choper pour excès de vitesse, bon sur ce coup là je crois que j’ai du mal à calmer le jeu …
Par contre, jamais au grand jamais je ne chercherai à me protéger sous un prétexte fallacieux, on fait une connerie, on paye … normal !

Après, je pense que l’on fait tous des erreurs dans la vie de tous les jours … que l’on apprend … mais qu’il n’est pas si simple que ça d’avoir un oeil critique sur soi-même. D’ailleurs là je pense qu’on en arrive pour la même raison à la confiance en soi et au fait que nous sommes rarement objectifs en ce qui nous concerne. (Spécial muwahahahaha foooo ici .. comprenne qui pourra :p).

D’ailleurs si vous avez des recettes pour la confiance en soi et/ou l’auto-critique objective je suis preneur, défoulez-vous c’est fait pour ça !! :)

On en arrive maintenant à la 2ème partie de mon texte, ce qui a déclenché le fait que j’ai eu envie de l’écrire.

La loi Création et Internet dont parle GrigriFry (ouai je me suis fait rattraper par Claire …:/) dans un de ses articles a été examinée par le conseil constitutionnel aujourd’hui.
Pour resituer, cette loi liberticide était censée protéger les artistes (mais à aucun moment ne prévoyait de les indemniser du “pillage” de leurs oeuvres) en flicant les gens sur internet mais elle était pour moi surtout destinée à faire un cadeau aux Majors de la distribution qui sont incapables de revoir leur business-model pour continuer à être viable.

Cette fameuse loi donc, notre ministre de la culture a déclaré il y a quelques mois qu’elle démissionnerait si elle n’était pas adoptée. (vous voyez où je veux en venir quand je parlais de se remettre en cause ?!!)

Et donc, tout à l’heure, un de mes collègues m’a montré une page … sur laquelle on voyait que cette loi s’est prise une grosse claque lors de son examen par le conseil constitutionnel.

En gros le conseil constitutionnel a dit que l’adresse IP était une donnée personnelle (ce en quoi elle était rejoint par la CNIL qui a été honteusement snobbé par le gourvernement lors de l’étude de la loi) et aussi que la présomption de culpabilité mise en place n’était pas en adéquation avec la constitution (chaque citoyen est innocent jusqu’à preuve du contraire).
A l’occasion de l’avis du conseil constitutionnel, la quadrature du net s’est fendue d’un super communiqué disponible

Et donc, notre ministre a dit qu’elle démissionnerait si la loi ne passait pas …
Bon d’accord, elle est passée, mais dans quel état … elle s’est faite méchamment démolir la tronche à coup de batte de base-ball !! (j’avoue je jubile là :)) )
Va-t-on la voir quitter le gouvernement après avoir essayé de nous imposer cette loi liberticide ?

(Là on est encore dans le 2ème sujet et je dérape honteusement.)

Si le gouvernement a essayé de faire passer cette loi, c’est en autre parce qu’elle était poussée par notre président bien-aimé (sic).
Notre cher président a en effet :
- fait pression au moins une fois sur la Commission Européenne afin de faire retirer l’amendement 138 qui avait été voté par une écrasante majorité des députés européens.
- essayé de faire passer en force ce projet de loi en mobilisant toutes ses troupes (dont certaines contre leurs convictions : démocratie vous avez dit ?).
Si je compte bien, ça fait quand même un double déni de démocratie …

(Et là on arrive vraiment sur une fin à la scoubidou :p)

Des lois de plus en plus liberticides sont poussées au fur et à mesure, mais pour l’instant nous ne nous en sortons quand même pas trop mal je trouve, mais il reste un cadavre dans le placard, la fameuse LOPPSI (des informations sont trouvables ici.)
Encore une fois, une loi qui s’oriente vers le tout sécuritaire pour un meilleur contrôle de l’information.
Cette loi qui entend lutter contre la pédopornographie pour toucher les gens au plus profond de leur âme … pour finalement les toucher … m’enfin je vais pas faire un dessin non plus :pp

Toutes ces lois successives ont quand même un léger goût amer de 1984 et me font peur …

En bref, où va-t-on (à part DMC :p) ?

Je vous remercie si vous avez eu le courage de me lire jusqu’ici … et excusez moi par avance pour ce style un peu bourrin :D

P.S.: et bien sur je remercie Amélie qui m’a permis de retravailler un peu ce texte, je suis pas encore au point sur le côté critique je crois … snif foooooooooooo

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Tapage nocturne

        Par MarYon 22 Commentaires

Trois heures du matin.

Pieds nus sur le goudron, en pyjama sous le manteau, frissonnant un peu. Accoudée au pont, les yeux vaguement posés sur le reflet d’un lampadaire dans l’eau. Un pur cliché. La fille seule sur le pont, en plein milieu de la nuit, qui regarde la rivière en contrebas. Plus loin, la rumeur de la nuit comme tant d’autres l’aiment. Bruyante et malodorante. Boire, brailler, glousser, vomir, baiser, pisser contre le mur, tituber, boire, vomir encore, vivre quoi. Vraiment? Vraiment? Alors c’est une bonne chose que la vie ait une fin.

Le type qui passe. Qui s’arrête. Qui hésite. Puis qui ose.

“Tu vas pas sauter quand même?”

Demi sourire. Le pur cliché. Pas envie de mourir! Non, bien au contraire, envie de vivre. J’ai tellement envie de vivre! Le type s’en va.

Qu’y a-t-il de si dramatique dans un peu de tapage nocturne? Pourquoi en faire tout un plat? Pourquoi me retrouver à attendre gentiment la pneumonie, toute seule sur un pont, pieds nus et en pyjama? Mes voisins m’ont assassinée. Un meurtre par omission. Tant et tant absorbés par la contemplation de leur nombril et par la recherche de leur satisfaction personnelle qu’ils en ont oublié l’être qui vit à côté d’eux. Je ne suis rien pour eux, ils ne sont rien pour moi. Alors pourquoi prendre ce tapage nocturne comme une attaque personnelle? La goutte d’eau. Elle a fait déborder le vase de mon amertume et de ma honte.

Combien de temps encore ce monde va-t-il durer? Combien de temps encore l’humanité va t-elle se survivre? Combien de temps encore avant qu’enfin, l’Homme ne disparaisse, et qu’enfin la honte cesse? Mon pessimisme n’est pas gratuit. Je n’en suis pas fière. J’aimerais penser autrement. Mais à chaque fois que je pose sur la balance d’un côté les mérites des humains et de l’autre leurs torts, la balance penche au point de s’effondrer du côté des torts. Nous sommes les seuls animaux doués de pensée. Quel don! Quel privilège! C’est incroyable en soi, la pensée! Un pouvoir immense, la liberté pure! La seule qui n’ait pas de limites. Mais si j’arrête un moment de caresser avec concupiscence mon petit nombril, que je m’élève tant bien que mal, que je regarde mon monde du plus haut que je puisse, que je remonte le temps et que je le laisse défiler ensuite, qu’est-ce que je vois? La rapide et inéluctable autodestruction de l’humanité. Civilisation? Progrès? Ponctuellement, localement oui, très certainement, mais jamais durablement, jamais globalement. Je fais le bilan de l’humanité et j’ai la nausée.

Je ne peux pas m’empêcher de mépriser ce que nous sommes et ce que nous avons été. Montrez moi le plus beau tableau du monde, faites moi écouter la plus belle des symphonie, présentez moi le plus altruiste des hommes, dans ma tête défilent des images de la cruauté et de la bêtise humaine comme on les connait tous. Je ne parle même pas de la guerre, des génocides, mais aussi de l’égoïsme et de la paresse ordinaire. La violence banalisée, adulée, admirée. La recette du bonheur, nécessairement matérialiste et sexuel. Oui, je sais, le grand amalgame! Je mélange tout, je touille et forcément, à la fin, la mixture n’a pas l’air appétissante! Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que la nature se régulerait mieux sans nous. Certes, les animaux se mangent, s’attaquent, laissent mourir les plus faibles, font parfois des choses absurdes et dangereuses pour eux-mêmes eux aussi. Mais ils ne parviendraient pas à eux seuls à se détruire et à détruire tout autour d’eux. Nous si.

Alors la mort est une bonne chose. La mienne d’abord. Elle me terrifie, m’empêche de dormir, me fait faire n’importe quoi de temps à autre, mais elle me console aussi. A un moment donné, (le plus tard possible malgré tout), je n’aurai plus honte. Je n’aurai plus à faire partie de ce monde, à tous les jours souffrir de mon impuissance et de mon appartenance à cette espèce ratée que sont les hommes. L’autre pensée qui me réconforte, c’est celle qui me susurre que de toute façon, dans quelques siècles, ou peut-être plus, les humains auront disparu de la surface de la Terre. J’en viens à espérer que cela arrivera bien. Que tout soit effacé. Et ma honte et mon amertume avec.

Comme la belle page blanche d’avant, celle que j’ai souillé de mes maux.

Je cherche une note plus légère pour finir, histoire de détendre la raideur de mes doigts et du cou de l’éventuel lecteur qui aurait survécu jusque là (le pauvre), mais j’ai du mal, je suis vraiment un tank à l’écrit, sans nuance, lourde et blindée au possible. Je m’en excuse et je m’arrête là. On ne pourra pas dire que je ne t’avais pas prévenu Grigri!

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